Les traditions les plus anciennes ne sont pas forcément les plus … efficaces.
Il serait inélégant de trouver à redire, sur le fond, à cette habitude qui part d’une bonne intention : se fixer de nouveaux objectifs, ambitionner de se dépasser, et plus prosaïquement, se motiver à faire dès le 1er janvier ce que l’on avait déjà abandonné le 02 de l’année précédente. Vouloir de bonnes choses, de meilleures choses pour soi-même et les autres est une intention pleinement louable. Mais a-t-on réellement besoin d’un seuil chronologique pour en décider ? D’une sorte de date officielle, et commune à tous, pour nous lancer ? Ne serait-il pas beaucoup plus simple de saisir les opportunités d’adaptation, de prise de recul, d’évolution, au moment même où elles se présenteraient ? Loin de toute notion de changement radical, de métamorphose naïve et de pensée magique ?
L’étymologie du mot résolution est à ce titre fort inspirante : » À la fin du 14e siècle, le terme resolucioun désignait » un processus de décomposition ou de réduction en parties, une dissolution « . Issu du vieux français resolution et du latin resolutionem, qui signifie » processus de simplification des choses » ( extrait du site Etymonline ).
Simplifier plutôt que de promettre, un projet sage, non ?

