Si la caisse à outils est indispensable chez soi, pour réparer casses, fuites ou autres pannes, elle ne vous sera d’aucune utilité en tant que responsable ou dirigeant.
Vous ne managez pas vos collaborateurs avec des instruments mis au point par des inventeurs de concepts en mal de notoriété. Vous n’avez qu’un seul outil : vous-même. Votre sens de l’observation et de la perception. Votre compréhension de ce qui se joue chez l’autre, et en vous. Votre adaptabilité aux personnes, aux circonstances, aux enjeux. Votre prise de recul, forme de sagesse salutaire, quand les défenseurs de la notion d’outils s’agitent en ne sachant plus vraiment très bien lequel utiliser. L’outil est la béquille de celui qui ne sait avancer sans appui, et qui rassure son incertitude en s’équipant de gadgets. Celui dont les ressources sont insuffisantes, ou bancales, et qui a recours à des accessoires pour paraître crédible.
La relation humaine, qu’elle soit dans le cadre hiérarchique ou pas, ne se construit ni ne se transforme à coups d’instruments, aussi sophistiqués paraissent-ils. Les outils, protocoles, techniques et autres exercices ne sont pas des « leviers puissants », selon l’expression à la mode. Un dirigeant digne de ce nom n’éprouve pas le besoin de s’équiper de toutes ces inventions indigestes et parfaitement superflues. Il travaille la très utile conscience de soi et affine ses capacités cognitives.
Pour ce faire, il peut avoir recours à un coach. Lequel, faut-il le souligner, s’empressera de lui préciser qu’il accompagne ses clients sans le moindre … outil.